IL EST UN MOULIN EN MARGERIDE...



Il est un moulin qui se dresse fièrement à 1100 m d'altitude  dans le Cantal, le moulin de CELOUX  (Lagarde) ….

On le voit de loin ce joli moulin  sur le plateau  et l'on aperçoit « ses compagnes «  ailées, les éoliennes de l'an 2000 …


Un chemin  bordé de fleurs sauvages, (achillées roses, blanches, épilobes gracieuses qui ondulent dans le vent…)y conduit et tout au bout, apparaît ce joli moulin ailé.


Le voilà   tout en beauté….du haut de ces 5,50 m.


Au loin des éoliennes jouent avec le vent

Il tend ses ailes immobiles  et les offre aux regards  des promeneurs, la girouette se dresse sur le poinçon mais le meunier n'est plus là pour la contempler  et orienter la tour vers le vent qu'elle indique…


Il reste silencieux, écoutant avec nostalgie les ailes de ses compagnes éoliennes qui tournent , tournent,et lui chantent le chant de la Bieza …


Il a quand même de la chance ce moulin car il a été restauré avec soin  grâce à l'initiative du Maire de Celoux (Marc Petitjean) et de son conseil municipal qui en 1993 ont lancé ce programme de remise en valeur, poursuivi par la commune depuis.

L'histoire des moulins de Margeride nous est contée sur des panneaux expliquant la vie des moulins…

Et c'est ainsi que l'on apprend qu'il a » vu le jour » en 1811 grâce à un Sieur Jacques Cathelat, riche laboureur,  que le meunier devait connaître les vents et leur  particularité…

En Margeride, c'est la BIEZA, vent du nord qui est « l'ami du moulin » grâce à sa régularité, alors que celui du sud « di Meizou «  est moins efficace ainsi que  le vent d'ouest porteur de pluie et faible et que le danger vient du vent d'est « lou Souradra » le « vent qui rend fou » qui souffle en rafales  dangereuses pour les ailes et le mécanisme du moulin, le meunier devait alors mettre le frein pour protéger les ailes d'un emballement.

La porte est à l'est

On imagine l'astreinte de ce travail  et la surveillance constante que cela exigeait à longueur d'années. Il ne devait pas dormir « sereinement » le meunier courageux.

Ce sont les ailes de ce moulin qui en font l'originalité, les ailerons avaient des panneaux de planches, et leurs 32 m2 de surface totale donnaient une belle envergure aux ailes, permettant de tourner à 13 ou 14 tours minute et  d'atteindre 110 KM /H au bout des ailes !

Ce moulin mérite qu'on vienne le contempler, et que l'on ait une pensée émue et admirative pour les meuniers qui ont contribué à sa vie de moulin.

Rendons aussi hommage aux élus locaux et à toutes les personnes qui se sont mobilisées pour redonner vie à ce beau patrimoine, témoin du labeur rural, car sans eux il ne serait plus qu'un tas de pierres muettes.

Un site de la mairie de Celoux à « visiter » :

//mairieceloux.free.fr/

 



21/07/2011
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